Tableau des résultats

Des Hawks plumés, des loups affamés et un gardien étoile blessé

Par Dickie Dunn-vendredi 30 Oct 2026

Il y a des semaines où la SSHL nous offre du hockey de qualité.

D’autres où elle nous offre du divertissement.

Et puis il y a des semaines où les Hawks accordent dix buts, les Blazing Wolves gagnent un match, les Red Knights retrouvent leur dignité et Martin Groleau se blesse au point que son équipe déclare forfait.

Bienvenue dans cette édition spéciale de la SSHL, où les morts reviennent à la vie, les favoris tombent et les Stars brillent un peu trop fort.

LES HAWKS : DIX BONNES RAISONS DE NE PAS REGARDER LE TABLEAU INDICATEUR

10 à 2.

Non, ce n’est pas le résultat d’une partie de hockey entre des adultes et une équipe novice.

Ce n’est pas non plus le code d’accès du vestiaire des Hawks.

C’est bel et bien le résultat de leur dernière rencontre.

Dix buts accordés.

Rappelons qu’en début de saison, les Hawks semblaient avoir retrouvé une certaine puissance offensive, notamment grâce aux exploits de Mathieu Del Vecchio.

À l’époque, certains observateurs voyaient dans cette formation une menace sérieuse.

Aujourd’hui, la menace semble surtout concerner la santé mentale de leur gardien.

La direction des Hawks devra maintenant se poser quelques questions.

Comment une formation capable de rivaliser avec les meilleures équipes peut-elle soudainement offrir une performance défensive digne d’une journée portes ouvertes chez Réno-Dépôt?

On parle beaucoup de la Dead Puck Era dans la SSHL.

Visiblement, les Hawks n’ont pas reçu le mémo.

Ou alors ils ont décidé de ramener les années 1980, une époque où les gardiens terminaient les rencontres avec une moyenne de buts alloués comparable au taux hypothécaire.

Une chose est certaine : après dix buts, ce n’est plus une défaite.

C’est une enquête publique.

LES BLAZING WOLVES : ATTENTION, ÇA COMMENCE À SENTIR LE LOUP

Deuxième victoire de la saison pour les Blazing Wolves.

Oui, vous avez bien lu.

Deux.

La formation dirigée par Olivier Coutu commence tranquillement à démontrer qu’elle n’est peut-être pas destinée à servir uniquement de figurante dans les faits saillants des autres équipes.

Après un début de campagne difficile, les Wolves semblent retrouver un peu de mordant.

Certains diront qu’il est beaucoup trop tôt pour parler d’un revirement.

D’autres souligneront qu’une deuxième victoire ne constitue pas exactement une dynastie.

Mais dans une ligue où certaines formations ont déjà commencé à chercher des excuses pour leurs défaites de novembre, deux victoires représentent un progrès respectable.

Rappelons que les Blazing Wolves sont les descendants des Samurai Brothers.

Une organisation qui a changé de nom, de couleurs et de capitaine.

Il reste maintenant à voir si elle a également changé de destinée.

Les Wolves sont-ils réellement en train de se réveiller?

Ou assistons-nous simplement à un phénomène temporaire, comparable à ces équipes de la LNH qui gagnent trois matchs consécutifs en octobre avant de recommencer à perdre jusqu’à Noël?

La réponse viendra bientôt.

Mais pour l’instant, les loups ont recommencé à hurler.

Et cette fois, ce n’est pas nécessairement de douleur.

ANGRY PUCKS ET RED KNIGHTS : LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS

À quelques heures de l’Halloween, deux formations ont décidé de sortir de leur tombeau.

Les Angry Pucks.

Les Red Knights.

Deux équipes dont les débuts de saison avaient laissé plusieurs observateurs perplexes.

Les Angry Pucks, finalistes de la dernière campagne, semblaient parfois avoir oublié ce qui les avait rendus dangereux.

Cette intensité.

Cette agressivité.

Cette capacité remarquable à transformer une rencontre de hockey ordinaire en audition pour le comité de discipline.

Mais voilà que la machine recommence à fonctionner.

Les Angry Pucks semblent retrouver leur identité.

Et lorsqu’ils jouent leur style de hockey, personne ne les confond avec une équipe de patinage artistique.

Du côté des Red Knights, la situation est tout aussi intéressante.

Le nouveau capitaine Adric Baddeley avait hérité d’une formation en quête de réponses.

Après un début de calendrier compliqué, les Knights commencent enfin à montrer des signes de vie.

Il faut dire que perdre des matchs est une chose.

Les perdre en portant un uniforme de chevalier rouge, c’est encore plus difficile à expliquer aux enfants.

Mais la roue semble tourner.

Les Red Knights retrouvent progressivement leur confiance et leur capacité à rivaliser.

Et leur prochain adversaire?

Les Stars.

Nous y reviendrons.

Parce que certaines rivalités méritent leur propre section.

Et possiblement la présence d’un arbitre supplémentaire.

MARTIN GROLEAU : DE CAREY PRICE À L’INFIRMERIE EN SEPT JOURS

La semaine dernière, votre humble serviteur publiait un article posant une question fondamentale :

Carey Price peut-il encore dormir tranquille?

Nous y présentions Martin Groleau comme un phénomène générationnel.

Six départs.

Six victoires.

Deux blanchissages.

Une moyenne d’efficacité qui faisait passer les statistiques de certains gardiens professionnels pour des résultats de hockey cosom.

Nous avions même soulevé la possibilité d’une candidature au trophée Vézina.

Sept jours plus tard, catastrophe.

Martin Groleau est blessé au bas du corps.

Et l’Avalanche a dû déclarer forfait.

Oui.

Forfait.

C’est une première leçon d’humilité pour une équipe qui semblait marcher sur l’eau depuis septembre.

Selon nos informations, la blessure serait située quelque part sous la ceinture et au-dessus des patins.

Une zone anatomique particulièrement vaste qui ne permet malheureusement pas d’établir un diagnostic précis.

La direction de l’Avalanche demeure prudente.

Et elle a raison.

Parce qu’après avoir construit une véritable forteresse autour de son gardien, elle découvre maintenant que les forteresses deviennent beaucoup moins impressionnantes lorsqu’il manque la porte d’entrée.

La grande question demeure :

L’Avalanche peut-elle gagner sans Martin Groleau?

Quant à Carey Price, il peut recommencer à dormir tranquille.

Du moins jusqu’à la prochaine mise à jour médicale.

LES STARS : QUATRE VICTOIRES ET UNE CONFIANCE QUI COMMENCE À DÉBORDER

Pendant que certaines équipes cherchent leur identité et que d’autres cherchent un gardien disponible, les Stars font ce que toutes les équipes souhaitent faire.

Gagner.

Quatre victoires consécutives.

Quatre.

Les hommes de Simon Pierre Demers semblent avoir trouvé une formule gagnante.

Et lorsqu’une équipe commence à accumuler les victoires, un phénomène bien connu apparaît.

La confiance.

Puis l’excès de confiance.

Puis les discussions de vestiaire où quelqu’un prononce inévitablement les mots « cette année, c’est notre année ».

C’est généralement à ce moment que les ennuis commencent.

Car dimanche, les Stars affrontent les Red Knights.

Et entre ces deux formations, les rencontres ont rarement l’ambiance d’une partie amicale entre collègues de bureau.

STARS CONTRE RED KNIGHTS : PRÉPAREZ LES EXTINCTEURS

Il y a des rivalités qui se construisent sur plusieurs décennies.

Canadiens-Bruins.

Maple Leafs-Sénateurs.

Et puis il y a Stars-Red Knights.

Une confrontation qui, pour des raisons que même les historiens du hockey amateur peinent à expliquer, semble toujours produire son lot d’étincelles.

Les Stars arrivent avec quatre victoires consécutives.

Les Red Knights arrivent avec le sentiment d’avoir enfin remis leur saison sur les rails.

Deux équipes en confiance.

Deux formations qui ont quelque chose à prouver.

Et quelques joueurs qui ont encore en mémoire un événement survenu lors d’une rencontre précédente.

Sur papier, les Stars possèdent l’avantage de la séquence.

Mais les Red Knights ont cette fâcheuse habitude de devenir particulièrement motivés lorsqu’ils affrontent certains adversaires.

Et les Stars figurent manifestement sur cette liste.

On peut donc s’attendre à une rencontre intense.

Des batailles le long des bandes.

Quelques discussions philosophiques après le sifflet.

Et possiblement un ou deux joueurs qui expliqueront à l’arbitre, avec beaucoup de conviction, pourquoi il n’a absolument rien compris à la séquence.

Ma prédiction?

Un match serré.

Une ambiance électrique.

Et au moins une personne qui quittera l’aréna convaincue que l’arbitrage lui a personnellement coûté la victoire.

HALLOWEEN, CHANGEMENT D’HEURE ET AUTRES PHÉNOMÈNES INEXPLICABLES

Comme si tout cela ne suffisait pas, la SSHL devra composer avec deux autres événements majeurs cette fin de semaine.

L’Halloween.

Et le changement d’heure.

Dans la nuit de samedi à dimanche, nous reculerons les horloges d’une heure.

Une excellente nouvelle pour les joueurs qui souhaitent récupérer une heure de sommeil.

Une moins bonne nouvelle pour ceux qui ont l’habitude de se présenter à l’aréna quinze minutes avant leur rencontre et qui trouveront quand même le moyen d’arriver en retard.

La direction de la ligue tient à rappeler que les matchs de dimanche se dérouleront selon la nouvelle heure.

Autrement dit, si vous arrivez une heure trop tôt, vous pourrez toujours observer le match précédent.

Quant à l’Halloween, nous encourageons les joueurs à faire preuve de créativité.

Les Hawks pourraient se déguiser en équipe défensive.

Les Blazing Wolves, en prétendants aux séries.

Les Angry Pucks, en équipe disciplinée.

Les Red Knights, en formation qui ne connaît aucune difficulté.

Les Stars, en champions de la Coupe Stanley.

Et l’Avalanche?

En équipe capable de jouer sans Martin Groleau.

De tous ces costumes, c’est probablement le dernier qui demanderait le plus d’imagination.

LE VERDICT DE DICKIE DUNN

La saison 2026-2027 commence à prendre une tournure fascinante.

Les Hawks viennent de subir une correction historique à l’échelle de leur amour-propre.

Les Blazing Wolves démontrent qu’ils possèdent encore quelques crocs.

Les Angry Pucks et les Red Knights semblent avoir retrouvé leur pouls.

Les Stars accumulent les victoires comme si quelqu’un avait oublié de leur expliquer le principe de la parité.

Et Martin Groleau vient de prouver qu’il est peut-être humain après tout.

Le hockey est un sport imprévisible.

Une semaine, on compare un gardien à Carey Price.

La suivante, son équipe déclare forfait.

Une semaine, une équipe semble imbattable.

La suivante, elle accorde dix buts.

Et parfois, contre toute attente, les Blazing Wolves gagnent.

C’est exactement pour cette raison que nous continuons de nous présenter à l’aréna tous les dimanches.

Pour les surprises.

Pour les rivalités.

Pour les performances extraordinaires.

Et surtout, pour avoir quelque chose à raconter à ses collègues le lendemain.

Bonne Halloween à tous. N’oubliez pas de reculer vos horloges.

Et aux Hawks, un dernier conseil :

Vous pouvez reculer l’heure autant que vous voulez.

Ça n’effacera pas les dix buts.

 

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